19 mai 2021

Un chiffre d’affaires à la baisse en 2020 

55% des artisans ont déclaré avoir subi une baisse de chiffre d’affaires en 2020 par rapport à l’année précédente. 34% d’entre eux annoncent une forte baisse supérieure à 50%.  

Des conséquences du couvre-feu très négatives 

68% des professionnels interrogés déclarent avoir subi une dégradation du chiffre d’affaires à la suite du couvre-feu de novembre dernier quand 29% d’entre eux répondent n’avoir constaté aucune baisse et 3% une forte hausse.  

Questionnés sur les solutions mises en place pour limiter l’impact, ceux qui ont agi déclarent en majorité avoir développé la communication digitale et, ou modifier les amplitudes d’ouverture.  

Les perspectives d’évolution du CA en 2021 

Si 49% des entreprises n’envisagent pas une dégradation de leur chiffre d’affaires, un peu plus de la moitié sont pessimistes pour le 1er semestre 2021.  Les craintes de ces derniers sont principalement la baisse de la demande, le poids de charges qui se cumuleront avec l’arrêt des aides et les difficultés financières structurelles.  

Les aides plébiscitées par les entreprises   

Premier enseignement, les entreprises sont nombreuses à connaître les dispositifs. 73% connaissent le Fonds de Solidarité (FS), 62% ont entendu parler du Prêt garanti par l’état (PGE). 34% des artisans déclarent avoir bénéficié du Fonds de Solidarité (FS) et 10% ont fait appel au PGE. Questionnés sur le recours à l’activité partielle, 53% indiquent ne plus en avoir besoin. 13% souhaitent son maintien jusqu’à la fin du 1er trimestre, 17% jusqu’à la fin du 2e et 17%, jusqu’à la fin du 3e trimestre.  

Plus de la moitié des artisans (55%) déclarent être satisfaits des aides en faveur des entreprises proposées.  

Le maintien des effectifs salariés est prioritaire en 2021 

Soutenus par les dispositifs d’aides aux entreprises (notamment l’accès au chômage partiel), 80% des dirigeants déclarent avoir pour objectif le maintien de leurs effectifs salariés sur 2021. Seulement 12% des dirigeants interrogés envisagent un non-renouvellement des contrats salariés ou des licenciements sur 2021.   

Des prévisions d’embauche actuellement au point mort  

84% des artisans indiquent avoir abandonné ou reporté leurs projets de recrutement prévus au 2e semestre 2020 (28% ont répondu report, 50% abandon). La très grande majorité des entreprises interrogées (93%) répondent ne pas prévoir d’embauche sur l’année 2021. 

L’apprentissage reste plébiscité par les artisans 

22% des artisans restent ouverts au recrutement d’un apprentis pour 2021. Un niveau comparable à notre précédente enquête datant de juillet-août 2020. Toutefois ces dirigeants restent à accompagner car l’apprentissage demeure l’un des principaux motifs de demande d’accompagnement.  

L’accompagnement de la CMA appréciée par les entreprises 

65% des artisans déclarent être satisfaits des informations communiquées par la CMA sur les mesures de soutien aux entreprises. La première attente des entreprises est un accompagnement stratégique global pour faire face à la crise, la deuxième concerne le développement commercial, la troisième la formation et la quatrième l’accompagnement au numérique.  

Les artisans souhaitent se former 

38% des artisans déclarent avoir un projet de formation en 2021. Sur le podium des thématiques (en dehors des formations techniques), le numérique se hisse à la première place suivie par la thématique du développement commercial en deuxième position afin réagir à la baisse de la demande client.  

Consulter l’enquête en ligne


Enquête de conjoncture (COVID19) menée au 1er Trimestre 2021 par la CMAR Nouvelle Aquitaine. Modalité de collecte des réponses par mail auprès d’une population de 66 625 entreprises (taux de réponse de 9%).  

Répartition des secteurs d’activité des répondants : 43 % services, 27% bâtiment, 20 % production, 10 % alimentaire.  

Au niveau de la structure juridique des entreprises 79 % sont des entreprises individuelles et 21 % des sociétés.  

Enfin, concernant les stades de développement des entreprises interrogées : 44 % moins de 3 ans, 30 % en phase de développement (4 à 10 ans) et 26 % en phase de maturité + de 10 ans d’ancienneté).